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Elise Dray, la relève de la joaillerie

Elise Dray fait partie de cette génération de jeunes créatrices qui n’ont pas peur de bousculer la joaillerie pour la faire évoluer ; qui citent des Maisons centenaires (Bulgari, Cartier, Boivin) mais dessinent des bijoux dans l’air du temps ; qui travaillent l’indémodable diamant pour le rendre encore plus « tendance » ; qui suivent leur instinct, surtout, et écoutent leur passion, toujours. Interview d’une joaillière nouvelle génération. Illustration d’ouverture : © Maël Cosotti pour MiseAuJour. Bague deux doigts en diamants, émeraudes, rubis, or jaune et rhodié. Quel est votre premier souvenir joaillier ? Elise Dray : Une broche articulée : une panthère de René Boivin en or jaune, diamants et saphirs que portait ma mère. Un bijoux de famille. Quel est votre parcours ? E.D. : Après avoir été diplômée de l’école BJOP rue du Louvre à Paris, j’ai fondé ma marque en 2009. Earcuff, bague de phalange, bague mitaine… : vos bijoux proposent de nouveaux portés, moins classiques, plus « rock ». Pourquoi ? E.D. : J’ai souhaité vraiment casser et bousculer les codes traditionnels …

Amélie Viaene, une créatrice au sommet

Cette année, le G7 avait un goût d’inédit : pour la première fois en marge du forum diplomatique était organisé le Craftswomen Summit, sommet mondial consacré à la place des femmes dans l’Artisanat d’Art. C’est la joaillière Amélie Viaene qui eut l’honneur et la responsabilité d’y représenter la France. Pour MiseAuJour, la créatrice revient sur cette expérience sans précédent et nous parle de son travail, bientôt exposé dans un pop-up store inédit, ouvert du 17 novembre au 4 décembre au sein de la galerie Vivienne, à Paris. Photographie d’ouverture : Amélie Viaene dans son atelier de création. © Christopher Jeney Vous avez été désignée pour représenter la France au G7 Craftswomen Summit, premier sommet mondial consacré à la place des femmes dans l’Artisanat d’Art, qui se tenait au Japon en mai dernier. Comment avez-vous été sélectionnée ? Quel fut votre rôle sur place ? Amélie Viaene : A la demande du Ministère de l’Économie Japonaise (METI), le Secrétariat d’État au Commerce et l’Artisanat leur a remis une liste d’artisanes françaises représentant différents métiers d’art et j’ai eu l’honneur …

Sur les bancs de l’École Van Cleef & Arpels

C’est un lieu qui enchanterait même ceux que la joaillerie indiffère, qui ravirait les plus cancres d’entre nous : à l’École Van Cleef & Arpels, pas de notes ou de bonnet d’âne, pas de professeur tyrannique ou de cours soporifique. Ici, les maîtres d’école sont des gemmologues, des historiens de l’art ou des « Mains d’or » des ateliers de haute joaillerie de la Maison ; les tables de cours sont des établis de bois pensés pour découvrir comment tailler, polir, sertir ; les élèves apprennent à répéter les gestes des dessinateurs, des sertisseurs, des laqueurs car « la main garde la mémoire » comme on aime à dire entre les murs de cette école cinq étoiles. Ici, on ne rend pas de copie, on ne distribue pas de bons points mais on parle une langue unique, riche et pluri séculaire : celle des pierres. Ôter à la joaillerie le caractère intimidant qu’on lui prête trop souvent, proposer de parcourir son rôle dans la grande Histoire à travers ses petites anecdotes : voilà le défi que s’est lancé Van Cleef & Arpels en …

Cécile Pic, dame de cœur

Cécile Pic vit à Biarritz, face à un océan en mouvement perpétuel, face à un horizon infini. Cécile Pic vit à Biarritz et crée des bijoux qui ressemblent à l’Atlantique : aussi changeants que les vagues, bouillonnants de force et de délicatesse, ils ne ressemblent qu’à eux-mêmes. Affranchis de toute tendance, ils sont libres en somme. Entretien avec la créatrice. Photographies d’ouverture : © Frantz Boris Comment est née votre envie de dessiner des bijoux ? Cécile Pic : L’envie de créer tout d’abord. Le bijou s’est imposé assez naturellement. Il est magnétique. C’est un objet chargé d’affect et de symbolisme. Ce sont des lignes, des couleurs, des matières qui peuvent se décliner à l’infini. Et puis la technique au départ n’est pas le plus important, la créativité seule permet de créer ses premiers bijoux. Quel est votre parcours ? C.P. : J’ai choisi des études de kinésithérapie après mon bac. Un métier passionnant mais que j’ai fini par abandonner, malgré les doutes. Je savais que ce n’était pas ce qui me rendrait heureuse. J’ai alors repris …

Regina Dabdab, créatrice par nature

Regina Dabdab est un voyage à elle seule. Un voyage vers le Brésil, son pays d’origine et celui des pierres qu’elle travaille. Un voyage à travers la matière, brute : celle du bois flotté, des pierres semi-précieuses qu’elle assemble pour en faire des colliers XXL depuis 2009 et, depuis peu, des pendentifs plus fins. Un voyage vers un monde unique, le sien, où les pierres ont des pouvoirs et une force qui se révèlent à qui veut y croire. De son accent chantant et solaire, la créatrice nous parle avec sincérité et transparence de ses bijoux singuliers mais aussi des difficultés à vivre de sa passion et de ses choix artistiques. Photographie d’ouverture : © Rémy Lidereau pour Mise Au Jour Quel est ton parcours ? Regina Dabdab : J’ai commencé à faire des bijoux il y a 6 ans environ. Je suis arrivée à Paris il y a 10 ans. Au Brésil, je travaillais dans la chaussure et la maroquinerie. Quand je suis arrivée ici, j’ai continué à travailler encore un peu dans l’univers des chaussures …