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Rencontre avec Alexandra Margnat

En plein cœur de l’hiver, les bijoux d’Alexandra Margnat sont plus efficaces qu’une cure de luminothérapie : solaires, colorés, ils sont la promesse d’un été éternel. Rien d’étonnant au vu des inspirations que la créatrice épingle sur son site internet : des photos de sable doré et d’eaux turquoises, de corps ambrés et d’éclats de soleil… Franche et pétillante, Alexandra Margnat nous ouvre les portes de son bureau-showroom parisien et nous raconte l’histoire d’une marque qu’elle a construite seule, avec passion, détermination et surtout de très bonnes intuitions. Photographie d’ouverture : © Rémy Lidereau pour Mise Au Jour Quel a été votre parcours avant de lancer votre marque de bijoux ? Alexandra Margnat : J’ai travaillé pendant longtemps en marketing dans le domaine des nouvelles technologies, où je faisais de la communication, de l’évènementiel, du media planning… Au bout d’une dizaine d’années dans ce secteur, j’ai levé le pied petit à petit et j’ai commencé à monter ma marque à l’été 2010 : je faisais alors des petits bracelets. Mes créations ont eu immédiatement un vrai impact ! Quand …

Dans l’atelier de Raphaël Griffon

Il se dit atypique et espère qu’il en soit de même pour ses créations; il faut dire qu’il a les arguments pour : joaillier, formé en génie électrotechnique, passionné de piano, de krav-maga et d’aviation, réalisateur de documentaires sur les chercheurs d’or et de pierres précieuses, Raphaël Griffon a plus d’une corde à son arc. Alors, au cœur de son atelier nantais ou dans les tréfonds des mines de Colombie ou de Madagascar, la passion qui l’anime reste la même : celle qu’il voue au lien humain. Rencontre dans son bureau aux allures de cabinet d’explorateur, alors que le joaillier fourmille de projets : un nouveau documentaire dont le tournage est prévu au Kenya dans un an et pour lequel une grande chaine de télévision souhaite l’accompagner, une collection qu’il aimerait sortir prochainement et un site de vente de pierres précieuses en ligne. Chez les Griffon, vous êtes joailliers depuis 4 générations… Raphaël Griffon : Mon arrière grand-père a été formé chez Cartier et mon grand père a été joaillier à Lorient et Nantes, où …

Amélie Viaene, une créatrice au sommet

Cette année, le G7 avait un goût d’inédit : pour la première fois en marge du forum diplomatique était organisé le Craftswomen Summit, sommet mondial consacré à la place des femmes dans l’Artisanat d’Art. C’est la joaillière Amélie Viaene qui eut l’honneur et la responsabilité d’y représenter la France. Pour MiseAuJour, la créatrice revient sur cette expérience sans précédent et nous parle de son travail, bientôt exposé dans un pop-up store inédit, ouvert du 17 novembre au 4 décembre au sein de la galerie Vivienne, à Paris. Photographie d’ouverture : Amélie Viaene dans son atelier de création. © Christopher Jeney Vous avez été désignée pour représenter la France au G7 Craftswomen Summit, premier sommet mondial consacré à la place des femmes dans l’Artisanat d’Art, qui se tenait au Japon en mai dernier. Comment avez-vous été sélectionnée ? Quel fut votre rôle sur place ? Amélie Viaene : A la demande du Ministère de l’Économie Japonaise (METI), le Secrétariat d’État au Commerce et l’Artisanat leur a remis une liste d’artisanes françaises représentant différents métiers d’art et j’ai eu l’honneur …

Ruifier by Rachel Shaw

La marque Ruifier étonne ; d’abord par sa capacité à rendre attirants des puces d’oreilles représentant des smileys, des bagues évoquant des visages souriants ou râleurs et même des pendentifs à l’effigie du chien de la fondatrice de la marque, Rachel Shaw (tâche délicate…) ; mais elle étonne aussi par la diversité de son vocabulaire joaillier citant des styles pluriels pour un seul et même discours : rendre heureux ceux qui portent les bijoux de la griffe, selon le souhait de Rachel Shaw. Ruifier ne craint donc pas de jouer sur plusieurs tableaux joailliers, du plus precious au plus fun, d’associer pierres fines et langage 2.0, en bref d’assumer des bijoux décalés et rafraîchissants. Interview de Rachel Shaw, créatrice de cette toute jeune marque britannique, in english please ! (La traduction française est à la fin de l’article) How and when did you create Ruifier ? Rachel Shaw : I launched Ruifier about two and a half years ago when I felt the time was right. I had always wanted to create my own brand …

Cécile Pic, dame de cœur

Cécile Pic vit à Biarritz, face à un océan en mouvement perpétuel, face à un horizon infini. Cécile Pic vit à Biarritz et crée des bijoux qui ressemblent à l’Atlantique : aussi changeants que les vagues, bouillonnants de force et de délicatesse, ils ne ressemblent qu’à eux-mêmes. Affranchis de toute tendance, ils sont libres en somme. Entretien avec la créatrice. Photographies d’ouverture : © Frantz Boris Comment est née votre envie de dessiner des bijoux ? Cécile Pic : L’envie de créer tout d’abord. Le bijou s’est imposé assez naturellement. Il est magnétique. C’est un objet chargé d’affect et de symbolisme. Ce sont des lignes, des couleurs, des matières qui peuvent se décliner à l’infini. Et puis la technique au départ n’est pas le plus important, la créativité seule permet de créer ses premiers bijoux. Quel est votre parcours ? C.P. : J’ai choisi des études de kinésithérapie après mon bac. Un métier passionnant mais que j’ai fini par abandonner, malgré les doutes. Je savais que ce n’était pas ce qui me rendrait heureuse. J’ai alors repris …

Thea Jewelry, en toutes lettres

Un mot, un prénom, une date écrits en lettres d’or, d’argent ou de vermeil, sertis ou non de pierres précieuses : c’est la tendance du moment, celle des « bijoux personnalisés », uniques, qui affichent un message en caractères gras sur les doigts, les poignets ou les oreilles. Un retour en grâce des chiffres et des lettres qui n’a rien d’étonnant alors que l’on communique désormais en hashtags et mots clés. Mais si ces bijoux pensés sur mesure ont le vent en poupe, ils n’inventent pourtant rien de nouveau : il a toujours été possible de faire graver le mot de son choix sur des gourmettes ou à l’intérieur d’alliances ; dès le début 2000, Victoire de Castellane chez Dior rendait honneur au poids des mots en imaginant la bague « Oui »  et Sarah Jessica Parker alias Carrie Bradshaw dans « Sex & The City » affichait déjà son prénom autour du cou dans la série télé phare des années 2000 (ici). Comment la personnalisation version 2016 se distingue-t-elle, alors ? Par son minimalisme assumé, comme chez Atelier Paulin qui …

Over the rainbow

La joaillerie n’intimide plus ni les créatrices, ni leurs clientes. Les premières s’amusent à en bousculer les codes et esquiver l’imperturbable duo or – diamants en imaginant des bijoux hauts en couleurs (de pierres). Les secondes accueillent avec joie ces joyaux arc-en-ciel, précieux mais pas guindés, joailliers sans être classiques. La création 2016 se veut donc fraîche, pimpante, affranchie ; gaie surtout. Pour faire oublier la réalité ? Au moins l’embellir… Photographie d’ouverture : quelques bagues de la collection Memphis de Sabine Getty © Oliver Hadlee Pearch Elles s’appellent Sabine Getty, Elise Dray, Ana Khouri, Catherine Lévy (pour Dorette) et Rachel Shaw (pour Ruifier), ces créatrices qui n’ont pas peur d’inventer une nouvelle joaillerie, moins compassée, plus vivante, plus fun aussi. Bien sûr l’or est toujours là, incontournable, mais il se plie à tous les désirs des joaillières : il zigzague entre les mains de Sabine Getty et se pare de topazes jaunes, roses, vertes et bleues ; il est rhodié par Elise Dray et fait ainsi d’autant plus ressortir le carmin des rubis, le vert des émeraudes, le …

John Rubel, acte II

C’est une histoire qui rendrait jaloux n’importe quel auteur de storytelling : l’histoire d’un trésor enfoui, de pierres précieuses et de beaux bijoux, de voyages en Amérique et d’une guerre qui chamboule tout ; l’histoire d’une petite-fille de diamantaire devenue femme en or travaillant, pendant vingt-cinq ans, pour quelques unes des plus grandes Maisons de la place Vendôme… Cette histoire, vraie, est celle de Sophie Mizrahi-Rubel qui a entrepris en 2012 de réveiller John Rubel, la marque lancée par ses grands-oncles en 1942 (après avoir créé leur atelier de joaillerie et de design parisien en 1915) pour laquelle travailla son grand-père jusqu’à ce qu’elle se fasse happer par la réalité d’une société meurtrie par la guerre. En 2012 donc, Sophie Mizrahi-Rubel découvre au cœur de la propriété familiale, les archives des frères Rubel : des centaines de dessins, gouaches, croquis imaginés par le duo dès 1915. Depuis, elle se démène pour faire revivre ce nom emblématique de la joaillerie des années 1940, bien connu des esthètes et amateurs de bijoux et dont les créations, très cotées aux …

Derrière les portes de la place Vendôme

Qui sont les client(e)s de la haute joaillerie ? Difficile d’avoir une réponse claire lorsque l’on pose cette question place Vendôme. Car si la discrétion n’est pas vraiment une caractéristique des joyaux plébiscités par ces clients mystères, elle est une valeur que ces derniers attendent de la part de ceux qui les parent… Tout juste arrive-t-on alors à connaître leurs pays d’origine (États-Unis, Kazakhstan, Inde, Chine notamment) et à savoir qu’ils seraient également friands de haute couture. Alors, pour simplifier la vie de ces milliardaires amateurs de belles choses, quelques unes des grandes Maisons présentent désormais durant la « Couture week » parisienne en janvier et juillet, de nouvelles pièces de haute joaillerie. La semaine dernière, Chopard, De Beers, Boucheron, Chanel et Dior entre autres dévoilaient donc à leurs (grands) clients et à la presse, les dernières pièces sorties de leurs ateliers. Entre parures 100% diamant et méli-mélo de pierres ultra colorées, l’offre joaillière oscille entre valeurs sûres et audaces artistiques. Photographie d’ouverture : La présentation De Beers, dans les salons de la Maison, rue de …

Dior ne perd pas le Nord

On l’aime Victoire de Castellane. On l’aime depuis son arrivée chez Dior Joaillerie en 1998, et toujours un peu plus à chaque nouvelle collection ; on l’aime pour sa capacité à travailler des pierres ultra précieuses avec la plus grande fantaisie qu’il soit ; on l’aime pour sa facilité à réinterpréter en parures modernes et gaies, les (presque) 70 ans d’histoire de la Maison pour laquelle elle travaille ; on l’aime pour ses bagues grosses comme le poing, ses bijoux de caractère inspirés par des femmes fortes, ses mélanges audacieux de couleurs et de formes, de métaux et de pierres… En bref, on l’aime pour sa joaillerie joyeuse, précieuse, sulfureuse, étonnamment culottée pour une marque de l’envergure de Dior. Il faut dire que Victoire de Castellane n’a pas peur des bijoux : elle les côtoie depuis son enfance durant laquelle elle admirait les bagues aux doigts de sa grand-mère, Sylvia Hennessy ; alors, depuis le temps qu’elle les fréquente, les pierres sont ses amies, elle les respecte mais joue avec, s’amuse de leurs différences de corps, de brillances, …