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Ce que ses bijoux disent d’elle : Renée Perle

Une bague, un bracelet de verre ou des joncs argentés. Parfois un collier, une broche, rarement plus. Souvent, un seul bijou à la fois… Voilà ce qui suffit à la beauté de Renée Perle, dont le patronyme ne pouvait être plus chargé de promesses joaillières. Que sait-on de ce mannequin d’origine roumaine née en 1904 ? Peu de choses si ce n’est qu’elle fut la muse du photographe français Jacques Henri Lartigue avec qui elle vécut une passion intense et courte de 1930 à 1932. D’elle, restent alors quelques trois cents photographies prises par l’artiste durant les deux ans de leur idylle passée sous le soleil des côtes de Cannes et Biarritz ; d’elle, restent une beauté, une photogénie et une grâce aussi saisissantes qu’intemporelles, capturées en noir et blanc ; d’elle, reste enfin une leçon de mode et de joaillerie, qu’elle livre en arborant des bijoux riches de sens et d’indices qu’ils donnent sur sa personnalité. Car si rares soient-ils sur chaque photo, les bijoux sont pourtant bien plus que de simples ornements. Ils éclairent le …

Elise Dray, la relève de la joaillerie

Elise Dray fait partie de cette génération de jeunes créatrices qui n’ont pas peur de bousculer la joaillerie pour la faire évoluer ; qui citent des Maisons centenaires (Bulgari, Cartier, Boivin) mais dessinent des bijoux dans l’air du temps ; qui travaillent l’indémodable diamant pour le rendre encore plus « tendance » ; qui suivent leur instinct, surtout, et écoutent leur passion, toujours. Interview d’une joaillière nouvelle génération. Illustration d’ouverture : © Maël Cosotti pour MiseAuJour. Bague deux doigts en diamants, émeraudes, rubis, or jaune et rhodié. Quel est votre premier souvenir joaillier ? Elise Dray : Une broche articulée : une panthère de René Boivin en or jaune, diamants et saphirs que portait ma mère. Un bijoux de famille. Quel est votre parcours ? E.D. : Après avoir été diplômée de l’école BJOP rue du Louvre à Paris, j’ai fondé ma marque en 2009. Earcuff, bague de phalange, bague mitaine… : vos bijoux proposent de nouveaux portés, moins classiques, plus « rock ». Pourquoi ? E.D. : J’ai souhaité vraiment casser et bousculer les codes traditionnels …

Gemmyo : Internet est-il l’avenir de la joaillerie ?

« Internet et la joaillerie sont clairement en contradiction à beaucoup de niveaux. » Le constat peut étonner quand on sait qu’il émane de Pauline Laigneau, l’une des fondatrices de Gemmyo, marque de joaillerie française lancée en 2011, vendue uniquement sur Internet et décrite par sa créatrice comme « une marque avec un excellent savoir-faire joaillier doublé d’une volonté de tendre en permanence vers l’innovation, la modernité, la jeunesse et la fraîcheur pour rénover le secteur de la joaillerie qui est magnifique mais plutôt ancré dans le passé.»  Une marque qui emploie aujourd’hui 21 personnes, annonçait une croissance supérieure à 100% pour 2015 et un chiffre d’affaires de 3 millions d’euros pour 2014. Photographie d’ouverture : bague Very Stoned Bride Bague Mad Marguerite Donc si Internet et la joaillerie sont en contradiction selon Pauline Laigneau, ils ne semblent pas incompatibles pour autant ; le défi est évidemment de savoir tirer avantage du digital. « Internet est un formidable outil de diffusion et offre la possibilité de créer une communauté autour de la marque en échangeant avec nos …

Cécile Pic, dame de cœur

Cécile Pic vit à Biarritz, face à un océan en mouvement perpétuel, face à un horizon infini. Cécile Pic vit à Biarritz et crée des bijoux qui ressemblent à l’Atlantique : aussi changeants que les vagues, bouillonnants de force et de délicatesse, ils ne ressemblent qu’à eux-mêmes. Affranchis de toute tendance, ils sont libres en somme. Entretien avec la créatrice. Photographies d’ouverture : © Frantz Boris Comment est née votre envie de dessiner des bijoux ? Cécile Pic : L’envie de créer tout d’abord. Le bijou s’est imposé assez naturellement. Il est magnétique. C’est un objet chargé d’affect et de symbolisme. Ce sont des lignes, des couleurs, des matières qui peuvent se décliner à l’infini. Et puis la technique au départ n’est pas le plus important, la créativité seule permet de créer ses premiers bijoux. Quel est votre parcours ? C.P. : J’ai choisi des études de kinésithérapie après mon bac. Un métier passionnant mais que j’ai fini par abandonner, malgré les doutes. Je savais que ce n’était pas ce qui me rendrait heureuse. J’ai alors repris …