Tous les articles taggés : bague

John Rubel, acte II

C’est une histoire qui rendrait jaloux n’importe quel auteur de storytelling : l’histoire d’un trésor enfoui, de pierres précieuses et de beaux bijoux, de voyages en Amérique et d’une guerre qui chamboule tout ; l’histoire d’une petite-fille de diamantaire devenue femme en or travaillant, pendant vingt-cinq ans, pour quelques unes des plus grandes Maisons de la place Vendôme… Cette histoire, vraie, est celle de Sophie Mizrahi-Rubel qui a entrepris en 2012 de réveiller John Rubel, la marque lancée par ses grands-oncles en 1942 (après avoir créé leur atelier de joaillerie et de design parisien en 1915) pour laquelle travailla son grand-père jusqu’à ce qu’elle se fasse happer par la réalité d’une société meurtrie par la guerre. En 2012 donc, Sophie Mizrahi-Rubel découvre au cœur de la propriété familiale, les archives des frères Rubel : des centaines de dessins, gouaches, croquis imaginés par le duo dès 1915. Depuis, elle se démène pour faire revivre ce nom emblématique de la joaillerie des années 1940, bien connu des esthètes et amateurs de bijoux et dont les créations, très cotées aux …

Derrière les portes de la place Vendôme

Qui sont les client(e)s de la haute joaillerie ? Difficile d’avoir une réponse claire lorsque l’on pose cette question place Vendôme. Car si la discrétion n’est pas vraiment une caractéristique des joyaux plébiscités par ces clients mystères, elle est une valeur que ces derniers attendent de la part de ceux qui les parent… Tout juste arrive-t-on alors à connaître leurs pays d’origine (États-Unis, Kazakhstan, Inde, Chine notamment) et à savoir qu’ils seraient également friands de haute couture. Alors, pour simplifier la vie de ces milliardaires amateurs de belles choses, quelques unes des grandes Maisons présentent désormais durant la « Couture week » parisienne en janvier et juillet, de nouvelles pièces de haute joaillerie. La semaine dernière, Chopard, De Beers, Boucheron, Chanel et Dior entre autres dévoilaient donc à leurs (grands) clients et à la presse, les dernières pièces sorties de leurs ateliers. Entre parures 100% diamant et méli-mélo de pierres ultra colorées, l’offre joaillière oscille entre valeurs sûres et audaces artistiques. Photographie d’ouverture : La présentation De Beers, dans les salons de la Maison, rue de …

Reine Rosalie, la tête dans les étoiles

Ça brille, ça pétille, ça fait du bien au moral et à l’allure : bienvenue dans l’univers joyeux de Charlotte Ziegler, créatrice de Reine Rosalie ! Une marque à l’image de sa fondatrice, lumineuse, gaie et bourrée d’humour, qui accroche des étoiles aux oreilles des filles, leur fait porter le nœud papillon comme personne et les pare d’éclat et de bonne humeur. Car dans le royaume de Reine Rosalie, les strass règnent en maîtres, les princesses portent des couronnes aux brillants XXL et le sourire est roi… Rencontre avec la souveraine d’un monde qui brille. Photographie d’ouverture : © Rémy Lidereau pour Mise Au Jour Quel est votre parcours ? Charlotte Ziegler : C’est indéniablement un parcours ancré dans la mode. Par hasard, toute ma famille travaille dans le prêt-à-porter ou les bijoux ! J’ai bien essayé d’ouvrir mes horizons en faisant des études de journalisme et de communication mais la mode m’a rattrapée… J’ai fait un 3ème cycle à l’Institut Français de la Mode ! Et je travaille donc depuis toujours dans ce milieu. J’ai multiplié les expériences, …

Rouge passion

Dans les reflets carmin de cette rubellite de 88 carats, c’est toute la fougue de la créatrice Lydia Courteille que l’on ressent. Son amour des volumes XXL, sa passion pour les pierres grosses comme le poing, son admiration des femmes fortes, puissantes dont la dernière à avoir fait vibrer son cœur de joaillière n’est autre que Catherine II, impératrice de Russie de 1762 à 1796 et aujourd’hui inspiratrice de la collection Scarlett Empress dont la bague est issue. «Catherine II était une femme d’amour et de sang, d’où la couleur rouge de la collection, nous explique Lydia Courteille. Le rouge, c’est l’amour ardent, le sang qui coule dans nos veines. » Le rouge, c’est également la teinte de cette tourmaline rare car « sans trace de brun dedans » selon la créatrice et qui nous met l’eau à bouche avec son éclat grenadine ; le rouge, c’est aussi la nuance de l’exceptionnel spinelle de 398.72 carats qui trône au sommet de la couronne impériale russe réalisée en 1762 par le joaillier suisse Jérémie Pauzié pour le sacre de Catherine II. …

Yes, we Cannes !

On peut dire que l’on s’en moque et que de toute façon « on-n’est-pas-du-même-monde », force est d’admettre que tous les ans au mois de mai depuis 1946, Cannes est pendant une quinzaine de jours un peu (beaucoup) plus sous les projecteurs que pendant le reste de l’année. « Comment ça un Festival ? » Ne faites pas les innocents, tout le monde l’a remarqué et surtout les joailliers qui en profitent pour parer les cous et les poignets, les doigts et les oreilles (oui tout ça à la fois) des actrices confirmées et des stars en devenir. L’idée ? Profiter des flashs des centaines de photographes qui attendent aux pieds des fameuses marches pour s’offrir de la publicité à moindre coût ; profiter de toutes ces paires d’yeux amassées au même endroit pour (soi-disant) voir des films, et les tourner vers les nouvelles collections de bijoux qui font elles aussi à leur façon, vibrer la Croisette ; profiter d’avoir sous la main toutes leurs égéries venues en goguette ou pour défendre un film, et les rendre encore plus belles …

La cage dorée

Exubérante et délicate, volumineuse mais aérienne : elle est pleine de contradictions cette bague Cartier. Encore une prouesse technique et esthétique pour le joaillier de la rue de la Paix qui réussit ici à jouer sur le vide et le plein d’une maille d’or et de diamants, à insuffler rondeur et légèreté à un canevas de lignes droites. Voir un oiseau danser dans cette cage dorée ne nous étonnerait d’ailleurs pas du tout… Mais si aujourd’hui, la cage précieuse est bien vide, elle ne l’a pas toujours été. Que la référence soit assumée ou non par Cartier, cette bague-cage évoque un chapitre clé de l’histoire de la Maison et de l’Histoire tout court ; comme un écho à cette époque sombre de l’Occupation durant laquelle Jeanne Toussaint, alors directrice artistique de Cartier, a eu le courage de résister, à sa façon. En 1942, pour exprimer son opposition au régime en place, elle expose en vitrines de la boutique amirale de la rue de la Paix (c’est à dire, aux yeux du Tout-Paris), une broche qui fera grand …