Mois: mars 2016

Gemmyo : Internet est-il l’avenir de la joaillerie ?

« Internet et la joaillerie sont clairement en contradiction à beaucoup de niveaux. » Le constat peut étonner quand on sait qu’il émane de Pauline Laigneau, l’une des fondatrices de Gemmyo, marque de joaillerie française lancée en 2011, vendue uniquement sur Internet et décrite par sa créatrice comme « une marque avec un excellent savoir-faire joaillier doublé d’une volonté de tendre en permanence vers l’innovation, la modernité, la jeunesse et la fraîcheur pour rénover le secteur de la joaillerie qui est magnifique mais plutôt ancré dans le passé.»  Une marque qui emploie aujourd’hui 21 personnes, annonçait une croissance supérieure à 100% pour 2015 et un chiffre d’affaires de 3 millions d’euros pour 2014. Photographie d’ouverture : bague Very Stoned Bride Bague Mad Marguerite Donc si Internet et la joaillerie sont en contradiction selon Pauline Laigneau, ils ne semblent pas incompatibles pour autant ; le défi est évidemment de savoir tirer avantage du digital. « Internet est un formidable outil de diffusion et offre la possibilité de créer une communauté autour de la marque en échangeant avec nos …

Cécile Pic, dame de cœur

Cécile Pic vit à Biarritz, face à un océan en mouvement perpétuel, face à un horizon infini. Cécile Pic vit à Biarritz et crée des bijoux qui ressemblent à l’Atlantique : aussi changeants que les vagues, bouillonnants de force et de délicatesse, ils ne ressemblent qu’à eux-mêmes. Affranchis de toute tendance, ils sont libres en somme. Entretien avec la créatrice. Photographies d’ouverture : © Frantz Boris Comment est née votre envie de dessiner des bijoux ? Cécile Pic : L’envie de créer tout d’abord. Le bijou s’est imposé assez naturellement. Il est magnétique. C’est un objet chargé d’affect et de symbolisme. Ce sont des lignes, des couleurs, des matières qui peuvent se décliner à l’infini. Et puis la technique au départ n’est pas le plus important, la créativité seule permet de créer ses premiers bijoux. Quel est votre parcours ? C.P. : J’ai choisi des études de kinésithérapie après mon bac. Un métier passionnant mais que j’ai fini par abandonner, malgré les doutes. Je savais que ce n’était pas ce qui me rendrait heureuse. J’ai alors repris …

Messika, déjà dix ans d’éclat

Les diamants peuvent dire merci à Valérie Messika : grâce à elle, ils sont sortis de leurs coffres, ils n’intimident plus, ne sont plus cantonnés aux soirées de gala mais illuminent désormais le quotidien de nombreuses femmes. En dix ans, la fondatrice de la marque Messika a su tailler une nouvelle image au diamant, le rendant alors plus dynamique, plus jeune, plus évident. Transformer sans choquer, évoluer sans décevoir : autant de défis que cette fille de diamantaire a relevé avec brio, tout en respectant sa pierre fétiche. Et force est de constater que les risques ont payé : la marque a inauguré son premier atelier de haute joaillerie en juin dernier à Paris, vient de recevoir les honneurs d’une monographie publiée par les éditions Assouline, et annonce l’ouverture de quatre nouvelles boutiques dans le monde au cours de l’année 2016. Alors que Valérie Messika s’apprête à dévoiler de nouvelles créations au salon Baselworld du 17 au 24 mars, elle répond ici à mes questions. Photographie d’ouverture : collier Diamond Wave, 168 diamants, 42,94 carats, réalisé pour les …

Thea Jewelry, en toutes lettres

Un mot, un prénom, une date écrits en lettres d’or, d’argent ou de vermeil, sertis ou non de pierres précieuses : c’est la tendance du moment, celle des « bijoux personnalisés », uniques, qui affichent un message en caractères gras sur les doigts, les poignets ou les oreilles. Un retour en grâce des chiffres et des lettres qui n’a rien d’étonnant alors que l’on communique désormais en hashtags et mots clés. Mais si ces bijoux pensés sur mesure ont le vent en poupe, ils n’inventent pourtant rien de nouveau : il a toujours été possible de faire graver le mot de son choix sur des gourmettes ou à l’intérieur d’alliances ; dès le début 2000, Victoire de Castellane chez Dior rendait honneur au poids des mots en imaginant la bague « Oui »  et Sarah Jessica Parker alias Carrie Bradshaw dans « Sex & The City » affichait déjà son prénom autour du cou dans la série télé phare des années 2000 (ici). Comment la personnalisation version 2016 se distingue-t-elle, alors ? Par son minimalisme assumé, comme chez Atelier Paulin qui …